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08/06/2010

Les jardins collectifs urbains sont nés à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens

Le jardin partagé (appelé jardin communautaire dans le nord de la France et au Québec) est une forme de gestion en commun d’un terrain par un groupe d’habitants. Cette pratique est née en Amérique du Nord et se développe en France. Le premier jardin communautaire a été créé à Lille en 1997. A Paris, il existe près de cinquante jardins partagés.

Les jardins collectifs urbains sont nés à New York au début des années 1970, sous le nom de community gardens.

Liz Christy, une artiste qui vivait dans le Lower East Side à Manhattan, se désolait du nombre de terrains vagues dans son quartier. Avec quelques amis, elle tenta d’y remédier en lançant des « bombes de graines » (seed bombs) par-dessus les grilles de terrains laissés à l’abandon, pour les transformer en jardins. Les Green Guerillas (Guerilleros verts) étaient nés. Il existe aujourd’hui plus de 600 community gardens à New York, et des milliers de jardins communautaires à travers l’Amérique du Nord.

Les jardins partagés sont aussi les héritiers des jardins ouvriers (officiellement appelés jardins familiaux en France depuis la loi du 26 juillet 1952).

Ils s'inscrivent également dans un phénomène historique d'appropriation de friches pour leur transformation en jardins potagers pendant les périodes de crises économiques (ex. Potato Patches) ou les guerres (liberty gardens pendant la Première Guerre mondiale et victory gardens pendant la Seconde). On peut encore trouver une référence historique au phénomène des jardins partagés dans le mouvement des diggers ou bêcheux qui pour protester notamment contre l'enclosure act ont développé un processus d'auto-appropriation des terres pour une gestion agraire en commun.

Ces jardins ont germé à travers l’Europe au tournant du vingtième siècle. Appelés allotment gardens dans les pays anglophones, Kleingärten dans les pays germanophones, les jardins ouvriers permettent encore aujourd’hui à des familles, parfois aux revenus modestes, de se procurer légumes et fruits frais en les cultivant eux-mêmes.

On peut aussi rapprocher les jardins partagés des terrains d’aventure créés sur des friches dans les années 70. Il s’agissait d’espaces de liberté et d’expérimentation pour les enfants et les adolescents. Peu de terrains d’aventure subsistent aujourd’hui en milieu urbain en France, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Allemagne et la Scandinavie.

Les jardins partagés fleurissent à travers la France depuis une dizaine d’années. Le réseau national « Le Jardin dans tous ses États » a joué un rôle important dans cette éclosion en permettant des échanges entre jardiniers, élus et techniciens de collectivités locales. Le réseau a organisé un premier forum national à Lille en 1997, à Nantes deux ans plus tard, puis à Paris en 2005

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